L’étrange perspective d’un article de l’AFP qui ignore l’enthousiasme autour de Shen Yun et déforme la réalité

L’engagement qu’a demandé l’organisation des 72 séances du spectacles Shen Yun en 3 mois seulement ce printemps 2024, ne nous avait pas laissé le temps de réagir au surprenant article rédigé par l’AFP et repris par Le Figaro dans son édition en ligne du 16 mars 2024.

“Surprenant” parce que c’est un miroir déformant de la réalité. Cet article contraste de manière saisissante avec l’enthousiasme communicatif d’un nombre croissant de spectateurs et le succès phénoménal de Shen Yun en France et dans le reste du monde.

L’article aurait pu provoquer une désertion du public au vu de son ton dramatique et accusateur, mais il n’a pourtant visiblement empêché personne de découvrir, à travers les représentations de Shen Yun, une civilisation profondément inspirée par le respect du divin : Toutes les séances se jouent à guichets fermés.

« Divin » … cette spiritualité est reprochée à Shen Yun par l’auteur de l’article. Nous comprenons qu’elle puisse sonner comme quelque chose de dépassé, voire de franchement douteux, dans un monde où l’athéisme est devenu le nouveau dogme.

Justement, ce que notent les spectateurs est le courage des artistes de Shen Yun, qui osent exercer pleinement leur liberté d’expression en revendiquant la spiritualité qui fait la gloire de la Chine ancienne. Ils voient dans leur art quelque chose de plus haut, de plus beau et – disons le mot – de salvateur.

Il ne faut pas prendre les spectateurs pour des imbéciles. Ceux-ci viennent de toutes les classes sociales et prennent soin de se renseigner avant de venir. Beaucoup font leurs propres recherches, notamment après avoir lu des articles comme celui du Figaro, et souvent, nous ont-ils dit, ils décident de venir pour se faire leur propre idée. Le bouche-à-oreille contribue d’ailleurs à remplir une partie non négligeable des salles. On devine que ces mêmes spectateurs ne recommanderaient jamais Shen Yun à leurs proches s’ils avaient le moindre doute sur « ce qu’il y a derrière ».

Nous ne leur avons donc évidemment pas fait lire la désinformation qui les accuse de promouvoir des thèses « racistes et complotistes. »  Comment d’ailleurs, après deux heures d’un spectacle qui ne parle que de respect et de tolérance, qui promeut la non-violence et l’espoir comme réponse à la barbarie, un journaliste sérieux a-t-il pu à ce point s’égarer ?

C’est avec un sens aigu du contre-sens que, paragraphe après paragraphe, il assène ses attaques. Par exemple, après avoir rappelé que le Parlement Européen atteste de la réalité de prélèvements forcés d’organes organisés par le régime chinois à l’encontre des pratiquants de Falun Gong (et la condamne), il reproche cependant au mouvement de se faire écho de ces « allégations. »

Puis il cite à l’appui de ses propos un « spécialiste », présenté comme un chercheur au CNRS ou un « universitaire » – autrement dit, une référence fiable. Or celui-ci est, comme l’atteste son profil professionnel en ligne, un simple « consultant en image » rapidement passé par une thèse d’histoire. Il n’est ni universitaire, ni chercheur. Ceci ouvre une question désagréable mais essentielle : Faut-il s’interroger sur les clients de ce « consultant », dont les propos font un si parfait écho à la propagande du régime chinois ?

La suite de l’article plonge un peu plus profondément dans la mésinformation en attribuant au fondateur du Falun Gong une citation qualifiant les personnes métis d’êtres «intellectuellement et corporellement incomplets.»  Une vérification fouillée dans les textes du Falun Gong et auprès des artistes de Shen Yun (donc beaucoup pratiquent cette discipline traditionnelle) montre que la citation est tronquée et fausse. Ce qui soulagera les artistes puisque près d’un quart d’entre eux sont eurasiens… et donc, oui, métis.

Il est particulièrement regrettable de voir s’accumuler autant d’accusations fausses et opposées aux valeurs de bonté que véhicule le spectacle Shen Yun. Un journaliste voudrait-il tenter des « révélations » tout en restant dans le vrai ? Cela serait pourtant possible : Car oui, ce grand et lumineux spectacle met en avant des artistes de tout premier plan dont beaucoup pratiquent le Falun Gong.

Ceux-ci sont animés par le principe de Vérité, Bonté, Patience qui leur donne la force de répondre, par la musique et par la danse, à la répression sanglante que subissent leurs proches en Chine. Oui, ils croient au divin et pensent que, grâce à lui, les hommes cesseront un jour d’être les ennemis les uns des autres, retrouveront les trésors de leurs traditions. 

Le travail des artistes de Shen Yun, leurs années de préparation, les fatigues incessantes qu’ils affrontent ne sont que pour partager cette conviction, sous la forme d’un cadeau offert à l’humanité.

J’espère que ces lignes vous permettront de mettre à jour cet article qui n’est pas à la hauteur du sérieux de la marque Figaro et qui contredit le constat de vos nombreux lecteurs fans de Shen Yun.