Floride : Un ingénieur plaide coupable d’avoir agi comme agent du PCC, notamment en ciblant le Falun Gong
L'ingénieur Ping Li et son avocat, Daniel Fernandez, arrivent au tribunal fédéral des États-Unis du district central de Floride pour une audience à Tampa, le 23 août 2024. (T.J. Muscaro/The Epoch Times)
En Floride, un ingénieur a plaidé coupable d’avoir agi comme agent au service de la Chine afin de recueillir des informations sur des dissidents — notamment des pratiquants de Falun Gong — ainsi que sur des organisations à but non lucratif et des entreprises américaines.
Li Ping, citoyen américain de 59 ans né en Chine, a reconnu le 23 août avoir conspiré pour agir comme agent chinois depuis au moins 2012. Il a servi en tant que contact coopératif au sein de la direction des officiers du Ministère de la Sécurité d’État (MSS) de la République populaire de Chine, afin d’obtenir des informations jugées d’intérêt pour le régime chinois.
Le ministère de la Sécurité d’État (MSS), chargé du renseignement civil, emploie fréquemment des « contacts coopératifs » à l’étranger pour recueillir des informations sur des entreprises, des responsables politiques, des agents de renseignement étrangers, ainsi que sur des dissidents politiques chinois vivant hors de Chine. Ces intermédiaires assistent le MSS en menant des recherches destinées à appuyer ses objectifs de renseignement.
À la demande du MSS, M. Li a recueilli une grande variété d’informations, notamment sur des dissidents chinois, des défenseurs de la démocratie, des pratiquants de Falun Gong, ainsi que sur des organisations non gouvernementales basées aux États-Unis. Il a transmis ces renseignements aux autorités chinoises. M. Li a également fourni au MSS des informations obtenues auprès de son employeur. Pour communiquer avec le MSS, il utilisait divers comptes anonymes en ligne et se rendait en Chine afin de rencontrer des agents du ministère.
L’une des premières missions confiées à M. Li, en 2012, consistait à recueillir des informations sur des actions en justice que des pratiquants de Falun Gong envisageaient d’engager contre des responsables du gouvernement chinois, selon les documents déposés au tribunal.
En avril 2013, à la demande d’un agent chinois, M. Li a transmis des informations publiques ainsi que les identifiants sur les réseaux sociaux de deux auteurs israéliens ayant publié des ouvrages sur le Falun Gong. En septembre 2014, ce même agent lui a de nouveau demandé de rechercher des renseignements sur le Falun Gong, lui fournissant cette fois des données personnelles sur un pratiquant originaire du Hubei, en Chine — notamment son adresse en Californie, son numéro de téléphone, ainsi que la marque et le modèle de son véhicule. L’agent a précisé que cet homme avait manifesté devant un consulat chinois en Californie. M. Li a répondu le jour même en transmettant des informations concernant une personne qu’il pensait être celle recherchée.
Sherwood Liu, pratiquant de Falun Gong résidant à St. Petersburg, a rapporté avoir été victime de harcèlement de la part de membres de la communauté chinoise aux États-Unis, après qu’un agent de la sécurité chinoise a pris des photos de lui en train de faire les exercices du Falun Gong dans un parc local en Floride.
Entre 2015 et 2022, M. Li, employé dans des entreprises américaines de télécommunications et d’informatique, a également fourni des informations sensibles à un agent du MSS, notamment des détails sur les activités de ses employeurs en Chine, des plans de formation en cybersécurité, ainsi que des données relatives à des cyberattaques ciblant des entreprises américaines. Il a aussi aidé cet agent à recueillir des informations personnelles sur un ressortissant chinois ayant fui aux États-Unis. Dans chaque cas, M. Li a répondu rapidement aux demandes de l’agent du MSS, souvent en quelques jours, voire le jour même, allant jusqu’à télécharger des documents sur un compte en ligne partagé, en lui demandant de les supprimer après utilisation.
L’agent du MSS a également déployé divers stratagèmes pour dissimuler leurs communications aux forces de l’ordre américaines, notamment en supprimant régulièrement les courriels et documents fournis par M. Li, et en créant plusieurs faux comptes. Ne disposant pas d’un numéro de téléphone chinois, M. Li a demandé à l’agent de l’aider à créer un compte partagé sur la plateforme chinoise de réseau social « Sina », qu’ils utilisaient pour échanger des documents. En 2015, l’agent s’était renseigné auprès de M. Li sur les nouvelles filiales chinoises de son employeur de l’époque, Verizon, afin de savoir si « l’entreprise menait des activités de collecte de données en Chine ».
Interrogé par The Epoch Times sur un éventuel regret concernant ses actes, M. Li a répondu par la négative.
Il risque jusqu’à cinq ans de prison, une amende maximale de 250 000 US dollars, ainsi qu’une période de libération conditionnelle sous surveillance pouvant aller jusqu’à trois ans. Conformément à l’accord de plaidoyer, il pourrait également être tenu de verser des réparations aux victimes des infractions.
L’audience de jugement devrait se tenir dans un délai de 70 à 90 jours. Cette affaire s’inscrit dans une série de poursuites illustrant l’emprise mondiale exercée par Pékin sur ses cibles d’intérêt, telles que le Falun Gong. Depuis vingt-cinq ans, le régime chinois tente d’éradiquer le Falun Gong, en Chine et à l’étranger, recourant à la torture, à la propagande, à la détention arbitraire, ainsi qu’à la pratique odieuse du prélèvement forcé d’organes.
Article d’origine:
https://faluninfo.net/florida-engineer-pleads-guilty-to-acting-as-an-agent-of-the-ccp





