Plus de 500 nouveaux cas d’arrestation et de harcèlement de pratiquants de Falun Gong signalés en septembre 2024

Nombre total de cas d'arrestation et de harcèlement enregistrés
Plus de 50 cas / De 30 à 49 cas / De 10 à 29 cas / De 1 à 9 cas

Nombre total de cas d'arrestation et de harcèlement enregistrés Plus de 50 cas / De 30 à 49 cas / De 10 à 29 cas / De 1 à 9 cas

D’après un nouveau rapport publié par Minghui.org, le site a recensé 253 cas supplémentaires d’arrestation de pratiquants de Falun Gong et 299 cas de harcèlement au cours du mois de septembre 2024 en Chine.

Parmi les arrestations nouvellement rapportées, 113 ont eu lieu en septembre, tandis que les autres se sont produites plus tôt en 2024. Les 299 cas de harcèlement sont tous également survenus cette année-là, dont pas moins de 175 au cours du mois de septembre.

Ces chiffres ne représenteraient qu’une fraction du nombre réel d’arrestations et de cas de harcèlement, tant il est difficile et périlleux de rapporter de tels faits en raison de la censure stricte imposée par le régime sur toute information liée au Falun Gong. Les personnes qui diffusent ces données s’exposent aux mêmes sanctions que celles infligées aux pratiquants qu’elles cherchent à défendre.

Les 552 cas d’arrestations et de harcèlement ont eu lieu dans 28 provinces, régions autonomes et municipalités. Pékin a enregistré le plus grand nombre d’arrestations, avec 31 cas, tandis que la province du Hebei a compté le plus de cas de harcèlement, avec 60 signalements. Parmi les personnes dont l’âge est connu, celui-ci s’échelonne entre 60 et 87 ans. Au moins 71 d’entre elles étaient âgées de plus de 70 ans.

552 pratiquants de Falun Gong arrêtés (arrested) et harcelés (harassed) en septembre 2024

Une surveillance renforcée à l’approche de la fête nationale chinoise

À Shanghai, les pratiquants de Falun Gong ont signalé une surveillance accrue à l’approche du 75e anniversaire de la fête nationale chinoise, célébrée le 1er octobre, marquant l’anniversaire du régime communiste. Plusieurs témoins ont rapporté avoir été surveillés en continu vers la fin septembre. D’après leurs récits, deux personnes les observaient pendant une demi-journée, avant d’être remplacées par deux autres pour la suivante.

Ces surveillants, qui suivaient les pratiquants à vélo ou en voiture, semblaient être des agents engagés par les forces de sécurité plutôt que des policiers en civil. Dans au moins un cas, la police a explicitement informé une pratiquante de Falun Gong, Mme Chen Ping, qu’elle ferait l’objet d’une surveillance du 30 septembre au 7 octobre.

Ces observations s’inscrivent dans une tendance de longue date à intensifier la surveillance des pratiquants connus de Falun Gong autour des dates politiquement sensibles.

Des vies quotidiennes profondément perturbées

Le harcèlement et la détention répétés des pratiquants de Falun Gong ne constituent pas seulement une violation de leurs libertés fondamentales de religion et d’expression, mais perturbent également gravement leur vie quotidienne ainsi que celle de leurs familles.

Le 19 août 2024, Mme Liu Hongli, âgée de 69 ans, montait dans un train à Xi’an, dans la province du Shaanxi, dans l’intention de rendre visite à sa mère hospitalisée dans un état critique. Des agents en civil l’ont approchée et ont exigé qu’elle présente sa pièce d’identité. Après avoir découvert un médaillon du Falun Gong dans son portefeuille, ils ont fouillé ses effets personnels et lui ont ordonné de descendre du train.

Les agents ont confisqué sa pièce d’identité et l’ont détenue plusieurs heures, l’empêchant de passer des appels ou d’aller aux toilettes. Elle n’a été autorisée à monter dans un autre train que trois heures plus tard.

Dans la province du Zhejiang, une enseignante nommée Mme Jiang Xinbo a subi un harcèlement croissant durant les mois de juin et juillet 2024. La police et les autorités locales se sont rendues à son domicile à plusieurs reprises, ont filmé la scène et l’ont interrogée sur ses liens avec Falun Gong. La pression s’est accentuée lorsque son école a annulé ses cours d’été et d’automne, mettant ainsi fin à son emploi.

À Xianning, dans la province du Hubei, Mme Yin Fengying a été arrêtée en août 2024 pour avoir prétendument distribué des documents liés au Falun Gong. La police a fouillé son domicile, l’a emmenée au poste et l’a détenue pendant cinq jours. Même après sa libération, Mme Yin a continué de faire l’objet de harcèlement de la part des autorités locales.

D’après un rapport original publié sur Minghui.org

Article d’origine:
https://faluninfo.net/over-500-falun-gong-arrests-and-harassment-cases-reported-in-september-2024/