Une grand-mère à la retraite gravement amaigrie à la prison pour femmes du Guangdong (contenu sensible)
Photo : La prison pour femmes du Guangdong, où Mme Yao Jingjiao a été détenue jusqu’au 25 octobre 2024.
Mise à jour : Après la publication de cet article, Mme Yao est décédée le 20 novembre 2024, avant son 85e anniversaire. Nos sincères condoléances vont à sa famille en cette période difficile.
Mme Yao Jingjiao, une grand-mère retraitée de 85 ans, a subi de graves mauvais traitements à la prison pour femmes de la province du Guangdong, la laissant dans un état proche du coma. Malgré la dégradation alarmante de sa santé, l’administration pénitentiaire l’a maintenue en détention pendant plus de 15 mois et lui a refusé une intervention chirurgicale urgente.
Il y a deux semaines, Mme Yao a été transférée en ambulance pénitentiaire dans sa ville natale de Jieyang, dans la province du Guangdong.
Surveillance d’un groupe d’étude spirituel
Mme Yao Jingjiao, alors âgée de 81 ans, avait été arrêtée la première fois le 14 juin 2020 par la police locale, alors qu’elle lisait des livres de Falun Gong en compagnie de neuf autres habitants, dans une résidence privée. Selon Minghui, la police locale avait désigné cette résidence comme cible principale de surveillance dès le 24 février 2020. Elle surveillait les pratiquants de Falun Gong qui la fréquentaient et les inscrivait sur une liste noire. En même temps que Mme Yao, dix-sept autres pratiquants ont été arrêtés dans la ville ce jour-là.
En novembre 2022, le tribunal du district de Jiedong a condamné Mme Yao à trois ans de prison, assortis d’une amende de 30 000 yuans. Malgré un examen médical révélant une hypertension artérielle, Weiquanwang (site chinois de défense des droits) a confirmé qu’elle avait été transférée à la prison pour femmes du Guangdong, à Guangzhou, début juillet 2023.


Opération chirurgicale annulée par l’administration pénitentiaire
À la prison pour femmes du Guangdong, les gardiennes ont contraint Mme Yao à rédiger une série de déclarations mensongères de renoncement et de dénonciation du Falun Gong. Ces pressions ont aggravé les troubles de santé préexistants dus aux mauvais traitements subis en détention.
En septembre 2024, sa famille a été informée qu’elle souffrait d’une fracture de la jambe nécessitant une intervention chirurgicale immédiate. Cependant, lorsque les proches se sont rendus à la prison, l’accès leur a été refusé et l’opération a été brusquement annulée sans explication par les autorités pénitentiaires.
Mi-octobre, l’administration pénitentiaire a de nouveau contacté la famille de Mme Yao, lui demandant d’obtenir l’autorisation du bureau extralégal 610 de la ville de Jieyang pour sa libération conditionnelle. Après avoir exigé une somme d’argent importante, la prison a organisé son transfert en ambulance vers la ville de Jieyang.
Le 25 octobre 2024, la famille a été dévastée en découvrant l’état de Mme Yao à son arrivée : méconnaissable, muette, elle ne pouvait bouger que les yeux.
Torture des femmes en cours
Le cas de Mme Yao illustre la brutalité avec laquelle les autorités du Parti communiste chinois (PCC) traitent les femmes et les personnes âgées en détention, que ce soit à la prison pour femmes du Guangdong ou ailleurs. Les abus systématiques et le harcèlement psychologique infligés par les gardiens révèlent un mépris profond pour la dignité humaine, en particulier envers les personnes vulnérables comme les personnes âgées ou retraitées.
Cette réalité s’inscrit dans le cadre de la campagne de « transformation par la rééducation » menée par Pékin, qui soumet les pratiquants de Falun Gong à des renoncements forcés, des dénonciations, et à une surveillance continue – des tactiques destinées à étouffer toute dissidence et à imposer une conformité idéologique.
En outre, le refus de soins médicaux et de droits fondamentaux, comme dans le cas de Mme Yao, s’inscrit dans un schéma plus large visant à accroître la souffrance des pratiquants, tout en imposant une charge financière à leurs familles. L’implication du bureau 610 – un organe extralégal créé par l’ancien dirigeant Jiang Zemin spécifiquement pour persécuter le Falun Gong – souligne l’ampleur de l’appareil d’État mobilisé pour orchestrer cette répression, jusque dans les collectivités locales.
Bien que le cas de Mme Yao représente un exemple frappant de la répression exercée par le PCC, il témoigne aussi de la résilience des personnes qui endurent cette persécution. Une reconnaissance publique accrue de ces abus, soutenue par l’action des organisations de défense des droits humains, est cruciale pour dénoncer de telles injustices.
Article d’origine:
https://faluninfo.net/retired-grandmother-becomes-near-vegetative-in-guangdong-womens-prison-graphic





