Persécution en Chine : une femme de 60 ans meurt 19 jours après son arrestation pour sa pratique du Falun Gong
Mme Wang Qingxiang, une pratiquante de Falun Gong âgée de 60 ans, est décédée tragiquement le 24 septembre 2024, seulement 19 jours après avoir été arrêtée par la police de la ville de Yiyang dans la province du Hunan.
La mort soudaine et inexpliquée de Mme Wang laisse sa famille sous le choc et le chagrin.
Selon Weiquanwang, Mme Wang est arrêtée devant son domicile par un groupe de policiers et conduite au centre de détention de la ville de Yiyang, malgré une forte pression artérielle. Onze jours plus tard, sa famille reçoit un appel urgent de la police leur demandant de la ramener chez elle. Lorsque ses proches arrivent au Fourth People’s Hospital ( de la ville de Yiyang, elle est menottée aux pieds et surveillée par deux femmes officiers. Faible, à peine capable de marcher, elle est transférée dans un autre hôpital où elle décèdera une semaine plus tard.
Une suite de détentions et de séjours en camps de travail
Mme Wang commence à pratiquer le Falun Gong en septembre 1996. Après le début de la persécution du Falun Gong par le régime chinois en juillet 1999, elle devient la cible de persécutions incessantes. Au fil des ans, elle est arrêtée et détenue à plusieurs reprises car elle refuse d’abandonner sa foi.
En 2000, Mme Wang se rend à Pékin pour faire appel au droit de pratiquer le Falun Gong. Elle est enlevée et placée en détention dans plusieurs établissements, dont le centre de détention de la ville de Yuanjiang, celui du district de Haidian à Pékin et le centre de lavage de cerveau de Huangmaozhou au Hunan. Elle sera finalement envoyée au camp de travail forcé de Baimalong, où elle reste jusqu’à la fin de l’année 2001.
De 2002 à 2024, Mme Wang subit des détentions illégales et répétées dans plusieurs établissements d’oppression: postes de police, centres de détention, centres de lavage de cerveau et camps de travail. Elle est envoyée deux nouvelles fois au camp de travail forcé de Baimalong de la province du Hunan, l’un de ces séjours dure plus de 15 mois, seulement pour avoir parlé du Falun Gong.
Soumise à la torture
Lors de ces nombreuses détentions, Mme Wang subit de graves tortures. Au centre de détention du district de Haidian à Pékin, les gardes l’abusent brutalement, lui donnant des coups de pied dans les yeux, la maintenant pendue par les poignets et la forçant à tenir sur de longues périodes la position du cheval, une posture d’art martial.
Au camp de travail forcé de Baimalong, Mme Wang est contrainte huit heures par jour à un travail épuisant et sans salaire. Elle est également détenue dans au moins deux centres de lavage de cerveau pour être « transformer » dans un processus décrit par les experts comme une forme d’abus psychologique conçue pour briser le moral des individus.
En 2009, les policiers de la ville de Yuanjing extorque à Mme Wang près de 20 000 yuans, soit environ 2 800€.
En 2012, lors de sa détention au camp de travail forcé de Baimalong, on lui administre de force des médicaments neurotoxiques.
La persécution de Mme Wang aura de lourdes conséquences sur son état physique et psychologique.
Des femmes persécutées jusqu’à la mort
Le cas de Mme Wang illustre la nature génocidaire de la persécution du Falun Gong par Pékin, et en particulier son traitement brutal des femmes en détention. Entre ses 35 et ses 60 ans, Mme Wang a fait face à la répression violente imposée par le régime chinois jusqu’à en perdre la vie, simplement pour avoir pratiqué le Falun Gong – une pratique spirituelle qui combine des exercices méditatifs et l’étude des principes universels d’authenticité, de bienveillance et de tolérance (en chinois, Zhen 真, Shan 善, Ren 忍).
Au 1er octobre 2024, Minghui.org a publié 117 nouveaux cas signalés de pratiquants de Falun Gong persécutés à mort pour leur foi en Chine en 2024. Parmi ces victimes, 68 à 78 % sont des femmes. En raison d’une censure stricte de l’information, la persécution des pratiquants du Falun Gong n’est pas toujours signalée à temps, et une grande partie de l’information reste inaccessible.
Ces nombreux cas soulèvent le problème des droits de l’homme en Chine et peuvent aider d’autres groupes de défense des droits de l’homme et les gouvernements démocratiques du monde entier à reconnaître les crimes de ce régime pour élaborer des études et des mesures politiques appropriées.





