Washington, États-Unis : Les pratiquants de Falun Gong et leurs alliés appellent à mettre fin à la persécution lors de la visite de Xi Jiping

Washington, le 24 septembre 2026 : pendant la visite d’État du dirigeant chinois Xi Jinping, les pratiquants de Falun Gong se rassemblent sur l’esplanade du mémorial de la marine américaine pour appeler à mettre fin à la persécution menée par le Parti communiste chinois. (Photo : Samira Bouaou/The Epoch Times)

Washington, le 24 septembre 2026 : pendant la visite d’État du dirigeant chinois Xi Jinping, les pratiquants de Falun Gong se rassemblent sur l’esplanade du mémorial de la marine américaine pour appeler à mettre fin à la persécution menée par le Parti communiste chinois. (Photo : Samira Bouaou/The Epoch Times)

Le 24 septembre, alors que le président Trump recevait le dirigeant chinois Xi Jinping à la Maison-Blanche, des centaines de pratiquants de Falun Gong venus de tout le pays se sont rassemblés à moins de 1,6 kilomètre de là, sur l’esplanade du mémorial de la marine américaine. Ils étaient venus appeler à mettre fin aux 27 années de persécution menée par le Parti communiste chinois (PCC) contre les pratiquants de Falun Gong. 

La journée a commencé par un rassemblement au cours duquel plus de 20 intervenants ont pris la parole. Dans l’après-midi, les pratiquants ont fait la démonstration des exercices de Falun Gong sur la place. L’exposition internationale “L’Art de Zhen, Shan, Ren” y était également présentée. À la tombée de la nuit, ils ont organisé une veillée aux chandelles en mémoire des personnes ayant perdu la vie dans la persécution.

Les organisateurs ont formulé quatre demandes à l’administration Trump. Ils ont demandé au président Trump d’appeler publiquement Xi Jinping à mettre fin à la persécution et aux prélèvements forcés d’organes sur les pratiquants de Falun Gong et d’autres prisonniers d’opinion. Ils ont exhorté l’administration à mettre fin à la répression transnationale du Falun Gong menée par le PCC sur le sol américain. Ils ont également appelé à la libération des pratiquants emprisonnés dont des proches résident aux États-Unis. Enfin, ils ont demandé au secrétaire d’État Marco Rubio de donner la priorité aux sanctions contre les responsables du PCC directement impliqués dans la détention, la torture et le meurtre de pratiquants.

Une large coalition de soutiens

Les pratiquants de Falun Gong ont organisé le rassemblement, mais de nombreux intervenants (plus de 20) venaient de l’extérieur de la communauté des pratiquants. Parmi eux figuraient un membre du Congrès, un ancien responsable du département d’État, des dirigeants d’organisations de défense de la liberté religieuse et des droits de l’homme, ainsi que des militants américains d’origine ouïghoure, nord-coréenne et vietnamienne.

Nina Shea, directrice du Center for Religious Freedom de l’Hudson Institute, a décrit le rassemblement comme faisant partie d’« un nouveau mouvement » de solidarité avec le Falun Gong et d’autres croyants persécutés en Chine. « Je suis moi-même catholique romaine », a-t-elle déclaré, en soulignant qu’un musulman ouïghour avait pris la parole juste avant elle.

Plus tard dans le programme, plusieurs pratiquants ayant subi des tortures pendant leur détention en Chine ont témoigné de ce qu’ils avaient vécu, parmi eux le seul survivant connu de prélèvements forcés d’organes. Deux intervenants ont parlé de leurs parents, toujours emprisonnés en Chine pour leur pratique du Falun Gong.

Faire pression sur Washington pour agir

Le représentant Pat Ryan (membre démocrate de la Chambre des représentants des États-Unis pour l’État de New York), dont la circonscription compte de nombreux pratiquants de Falun Gong, a déclaré : « C’est une honte pour nos valeurs en tant qu’Américains » que Xi Jinping soit « ne serait-ce qu’autorisé à fouler notre sol », sans parler d’être « honoré et accueilli avec un tapis rouge », compte tenu de la « pratique systémique des prélèvements forcés d’organes » liée au PCC.

Cosignataire du Falun Gong Protection Act (loi sur la protection du Falun Gong), adopté par la Chambre des représentants, Pat Ryan a déclaré que le Congrès maintenait un « soutien des deux partis (bipartisan) à la liberté religieuse  ». Il a exprimé l’espoir que cette pression amènerait le président Trump à se joindre publiquement à leur protestation.

Washington, le 24 septembre 2026 : le représentant Pat Ryan (démocrate de l’État de New York) prend la parole lors du rassemblement de Falun Gong sur l’esplanade du mémorial de la marine américaine pendant la visite d’État du dirigeant chinois Xi Jinping. (Photo : Samira Bouaou/The Epoch Times)

Robert Destro, professeur de droit à l’Université catholique d’Amérique et ancien secrétaire d’État adjoint à la démocratie, aux droits de l’homme et au travail sous la première administration Trump, a déclaré que le Falun Gong était « si important dans le dialogue entre les États-Unis et la Chine », car ce mouvement « voit le Parti communiste chinois tel qu’il est réellement ». Désignant une banderole derrière lui, il a affirmé que les principes d’Authenticité, de Bienveillance et de Tolérance « devraient guider la politique étrangère des États-Unis ».

David Trimble, président du Religious Freedom Institute (Institut pour la liberté religieuse), a appelé Xi Jinping à mettre immédiatement fin à la persécution. Il a également rejeté l’idée selon laquelle la liberté religieuse serait un sujet secondaire par rapport aux discussions commerciales et aux questions de sécurité. « Cette question ne doit jamais être reléguée au second plan, a-t-il déclaré. Elle doit être une priorité. »

Jan Jekielek, auteur de Killed to Order et animateur de l’émission American Thought Leaders, a expliqué comment la campagne du PCC contre le Falun Gong avait créé un vaste réservoir de prisonniers d’opinion susceptibles d’être tués à la demande pour leurs organes. Aujourd’hui, a-t-il déclaré, « si vous avez suffisamment d’argent, vous pouvez vous rendre en Chine et obtenir un nouveau cœur en deux semaines ». Il a exhorté les dirigeants américains à faire des droits de l’homme un moyen de pression sur Pékin, « un levier que nous avons en quelque sorte oublié ».

Louisa Greve, membre du conseil consultatif de l’International Coalition to End Transplant Abuse in China (Coalition internationale pour mettre fin aux abus en matière de transplantation en Chine), a exhorté le Sénat à agir sur le projet de loi contre les prélèvements forcés d’organes, déjà adopté par la Chambre des représentants. « Si nous accueillons Xi Jinping, nous ferions mieux d’adopter davantage de lois pour renforcer la politique américaine », a-t-elle déclaré. Elle a également indiqué que le Texas, suivi de l’Arizona, de l’Idaho, de l’Utah et du Tennessee, avait adopté des lois visant à empêcher les assureurs de prendre en charge de telles transplantations. 

La solidarité entre les communautés

Rushan Abbas, fondatrice et directrice exécutive de la Campaign for Uyghurs, a déclaré que sa sœur, la Dre Gulshan Abbas, médecin à la retraite, est emprisonnée depuis septembre 2018. Son arrestation a eu lieu six jours après que Rushan a pris la parole lors d’une table ronde publique sur la détention massive des Ouïghours par la Chine. « L’angoisse des familles qui attendent des nouvelles d’un proche emprisonné n’a pas besoin d’être traduite », a-t-elle déclaré à l’assistance.

Omer Kanat, directeur exécutif du Uyghur Human Rights Project, a déclaré que de nombreuses méthodes aujourd’hui utilisées contre les Ouïghours, notamment les prélèvements forcés d’organes, avaient d’abord été testées sur les pratiquants de Falun Gong. Il a décrit le dilemme auquel sont confrontées les communautés de la diaspora sous la pression du PCC : « Parlons-nous librement ou protégeons-nous nos familles ? »

Washington, le 24 septembre 2026 : Suzanne Scholte, présidente de la Defense Forum Foundation, prend la parole lors du rassemblement de Falun Gong qui s’est tenu sur l’esplanade du mémorial de la marine américaine pendant la visite d’État du dirigeant chinois Xi Jinping. (Photo : Wen Shengyuan/The Epoch Times)

Suzanne Scholte, présidente de la Defense Forum Foundation, a raconté qu’elle avait entendu parler du Falun Gong pour la première fois en 1999, par des pasteurs sud-coréens et des réfugiés nord-coréens détenus dans des centres de détention chinois. Ils lui avaient dit que les pratiquants détenus avec eux étaient « des femmes au foyer et des étudiants » qui « n’avaient aucune raison de se trouver dans ces centres de détention ». 

Greg Scarlatoiu, directeur exécutif du Committee for Human Rights in North Korea, a déclaré que le Falun Gong avait survécu, 27 ans après que le PCC a entrepris d’éradiquer cette pratique.

Chen Guangcheng, militant chinois aveugle pour les droits de l’homme, s’est exprimé par l’intermédiaire d’un interprète. Il a qualifié le PCC d’« ennemi de l’humanité ». Il a également déclaré qu’il était triste de voir son dirigeant accueilli aux États-Unis comme un « invité VIP ». Il a exhorté les responsables américains à traiter avec Pékin « en position de force ».

Les survivants et les familles témoignent

M. Cheng Peiming, le seul survivant connu d’un prélèvement forcé d’organes, a déclaré que des parties de son poumon et de son foie avaient été prélevées alors qu’il était emprisonné pour sa pratique du Falun Gong : cette intervention lui a laissé une cicatrice de 35 centimètres.

 « Je suis à bout de souffle quand je marche. Je suis à bout de souffle quand j’essaie de dormir », a-t-il déclaré par l’intermédiaire d’un interprète. Il a conclu par un appel : « Rendez-moi mon poumon. Rendez-moi mon foie. »

Washington, le 24 septembre 2026 : M. Cheng Peiming (à gauche), le seul survivant connu d’un prélèvement forcé d’organes, prend la parole lors du rassemblement de Falun Gong sur l’esplanade du mémorial de la marine américaine pendant la visite d’État du dirigeant chinois Xi Jinping. (Photo : Wen Shengyuan/The Epoch Times)

Alisa Zhou, qui vit dans le Maryland, a pris la parole au nom de sa mère, Mme Wang Youmei, l’une des 17 pratiquants arrêtés à Wuhan le 15 avril. Il s’agissait de la cinquième arrestation de Mme Wang depuis 1999. Elle est toujours détenue au centre de détention n° 1 de Wuhan. Alisa a déclaré que sa mère lui avait autrefois sauvé la vie en refusant d’avorter alors qu’elle attendait son deuxième enfant, en dépit de la politique chinoise de l’enfant unique. « Aujourd’hui, c’est à mon tour de prendre sa défense », a-t-elle déclaré. 

Zhou You, ingénieur logiciel, a déclaré que son père, M. Zhou Deyong, avait été arrêté dans la province du Shandong en 2021 et condamné à huit ans de prison. Le fils de Zhou You est né après cette arrestation, son grand-père n’a jamais vu de photo de lui. « Si le PCC n’est pas capable de respecter ses propres lois, comment pourrions-nous espérer qu’il respecte le droit international ? », a demandé Zhou You. 

D’autres survivants ont raconté ce qu’ils avaient enduré en détention. Un ancien cadre du secteur immobilier a expliqué que les coups infligés par la police lui avaient brisé le dos et les deux pieds. Une déclaration lue au nom d’une autre survivante relatait les cinq emprisonnements de son mari, dont une peine de dix ans. 

Washington, le 24 septembre 2026 : des tableaux de l’Exposition internationale d’art Zhen Shan Ren sont exposés sur l’esplanade du mémorial de la marine américaine pendant la visite d’État du dirigeant chinois Xi Jinping. (Photo : Samira Bouaou/The Epoch Times) 

Exposition d’art et veillée aux chandelles

La place a également accueilli l’exposition internationale « L’Art de Zhen Shan Ren », dont le nom fait référence aux concepts chinois : « Authenticité, Bienveillance et Tolérance ». Ses peintures, pour la plupart réalisées à l’huile dans un style classique, illustrent à la fois les thèmes spirituels au cœur de cette pratique et les persécutions subies par les pratiquants en Chine. L’exposition a été présentée pour la première fois en 2004 au Rayburn House Office Building, sur Capitol Hill, et a depuis parcouru plus de 50 pays.

Dans l’après-midi, les pratiquants ont effectué ensemble, sur la place, les cinq séries d’exercices doux du Falun Gong.

Washington, soirée du 24 septembre 2026 : les pratiquants de Falun Gong participent à une veillée aux chandelles sur l’esplanade du mémorial de la marine américaine, en mémoire des personnes décédées des suites de la persécution menée par le PCC. (Photo : Samira Bouaou/The Epoch Times) 

À la tombée de la nuit, des pratiquants venus de tout le pays se sont assis en méditation silencieuse sur la place, chacun tenant une bougie, en mémoire des personnes décédées des suites de la persécution depuis 1999. Minghui.org, un site web qui documente la persécution, a confirmé plus de 5000 décès de ce type. Le bilan réel serait bien plus lourd, car les informations provenant de Chine sont soumises à un contrôle strict.

Article d’origine:
https://faluninfo.net/falun-gong-practitioners-and-allies-call-for-an-end-to-the-persecution-as-xi-visits-washington/